Tenerife concentre sur une seule île une variété de spots que peu de destinations européennes offrent : houle atlantique constante, eau tempérée toute l’année, et des orientations de côte assez différentes pour trouver une vague praticable presque chaque jour. Encore faut-il savoir où aller selon la saison et son niveau.
Comprendre la géographie des vagues #
L’île est un volcan qui culmine à plus de 3 700 mètres, ce qui crée deux mondes distincts. Le nord reçoit les houles de nord-ouest, dominantes en hiver : c’est là que se trouvent les vagues les plus puissantes. Le sud, abrité, fonctionne mieux en été avec des houles plus modestes et une eau plus chaude.
Cette dualité est l’atout principal de l’île : quand un versant ne fonctionne pas, l’autre est souvent praticable, avec quarante minutes de route entre les deux.
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Les spots du nord #
Playa de Las Américas n’est pas au nord — précision utile car beaucoup le croient. Le nord, ce sont les environs de Puerto de la Cruz et la côte de Bajamar.
El Socorro, près de Los Realejos, est le spot de référence : beach break puissant sur fond de sable et de roche, gauche et droite, qui monte vite. À partir d’un mètre cinquante, il devient exigeant. Fréquenté, avec un niveau local élevé.
Bajamar offre plusieurs pics sur un platier rocheux. Le fond est peu profond à marée basse et coupant : chaussons vivement conseillés. Réservé aux surfeurs confirmés.
Almaciga, dans la péninsule d’Anaga, est plus sauvage et moins fréquenté, dans un cadre remarquable. L’accès demande de la route sinueuse.
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Les spots du sud #
Las Américas regroupe plusieurs pics accessibles depuis la promenade, dont La Fitenia et Spanish Left. C’est la zone la plus pratique pour débuter ou pour une session rapide, avec toutes les commodités à proximité. Contrepartie : le monde à l’eau.
El Médano, à l’est, est le domaine du vent. Spot majeur de windsurf et de kitesurf en Europe, il propose aussi du surf quand le vent tombe, généralement tôt le matin.
Playa de Las Vistas et Los Cristianos conviennent aux premiers pas, avec des vagues molles et un fond de sable.
Quand venir #
De novembre à mars, la houle de nord-ouest est régulière et consistante : c’est la meilleure période pour les surfeurs confirmés, avec une eau autour de 19-20 °C qui justifie une combinaison intégrale fine.
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D’avril à juin, les conditions s’adoucissent, la fréquentation baisse et le sud commence à mieux fonctionner. C’est probablement le meilleur compromis pour un niveau intermédiaire.
De juillet à septembre, l’eau atteint 23-24 °C, un shorty suffit, mais les vagues du nord se raréfient. Le sud et les vents thermiques prennent le relais.
Logistique #
Deux aéroports desservent l’île : le sud pour la plupart des vols directs européens, le nord pour les liaisons inter-îles. La location de voiture est quasi indispensable si l’on veut suivre la houle d’un versant à l’autre — les transports en commun ne desservent pas les spots isolés.
Côté matériel, une planche polyvalente couvre l’essentiel ; les écoles et surf shops de Las Américas et Puerto de la Cruz louent du matériel correct à la journée ou à la semaine. Les guides de destinations comme ce panorama des spots de Tenerife détaillent les orientations et les périodes optimales spot par spot, ce qui aide à caler un séjour autour d’une zone plutôt que de courir l’île entière.
Sécurité et usages #
Trois points à connaître. Les fonds rocheux du nord sont peu profonds et tranchants : chaussons et prudence à marée basse. Les courants de retour sont marqués sur les beach breaks après une forte houle. Enfin, le localisme existe sur quelques pics : arriver discrètement, respecter les priorités et ne pas débarquer à six dans l’eau règle la question dans l’immense majorité des cas.